Mise-à-l’eau des premiers alevins à Bafang, en République démocratique du Congo

L’abbé Gabriel Alain Motsebo nous a transmis la vidéo de la mise-à-l’eau des premiers alevins dans un des bassins récemment mis en eau à Bafang, en République démocratique du Congo.

Il y a aussi une vidéo présentant les 3 bassins du premier site de pisciculture, prise par Igor, un employé sur le site de construction.


Dom Derrien

Moisson de maïs à Bena Kazadi, village du Kasaï-Central, en République démocratique du Congo

Historique

En juillet 2020, Louis Lamontagne a sollicité l’aide de la Fondation Mgr Joseph-Chevalier pour la mise en culture d’un champ de maïs en République démocratique du Congo. Louis soutenait alors l’organisation Diku Dilenga dans sa recherche de financement pour compenser une récolte désastreuse de haricots (1 tonne récoltée au lieu de 35 à 42 tonnes espérées).

Après un accord de principe en juillet, c’est au mois de septembre que Louis, son amie Louise Girard, et Pierre Aubin ont procédé au transfert de 6 500 dollars canadiens. Grâce à cet apport, un nouveau champ a été préparé pour une culture de maïs dans la commune de Bena Kazadi.

La récolte

Le champ a été ensemencé fin septembre. La météo favorable a permis la récolte en mars 2021. L’opération de décorticage et de séchage des grains a duré tout le mois de mai, et la distribution a eu lieu début juin.

La réussite du projet en quelques faits et chiffres :

  • Environ 15 tonnes de maïs récoltées pour 15 hectares mis en culture.
  • 10 tonnes réparties entre les familles du village de Bena Kazadi, soit environ 60 kilos pour chacune des 150 familles ayant participé au programme.
  • 4 tonnes vendues à une coopérative paysanne, pour un montant de 1 200 dollars américains, eux aussi répartis entre les 150 familles, soit 8 $ par famille.
  • 1 tonne mise de côté pour servir de semence l’année prochaine.
  • Création d’une solidarité paysanne, soutien pour la culture des champs familiaux et engagement accru dans un projet collectif.
  • Initiation à l’esprit d’entreprise solidaire et au microcrédit.
  • 111 emplois temporaires dans la communauté.
  • Reconnaissance par différents ordres de gouvernement.

Les remerciements

Si l’équipe de Diku Dilenga se prépare déjà pour la prochaine phase du projet, à savoir la plantation de manioc sur 15 hectares, elle a transmis à Pierre Aubin, président de la Fondation Mgr Joseph-Chevalier, de chaleureuses lettres de remerciements.

Ce à quoi Pierre a répondu :

Ceci est un accusé réception de votre excellent rapport et des photos ainsi que des lettres provenant des villages concernés par le projet de développement qui m’ont profondément ému par leur grande sincérité.

Je dois aussi vous remercier et même plus vous féliciter pour l’excellence de votre gestion de ce projet qui d’après le webmestre est un des meilleurs accomplis et ceci sous tous ses angles.

Remercions la Trinité Père Fils et Esprit Saint pour le grand soin et l’amour permanent que Le Dieu d’Amour et de miséricorde a manifesté envers ses fils et filles dans les trois villages de ce merveilleux projet que vous avez mené d’une main de maître.

Encore une fois Merci pour l’excellence de votre gestion, de vos commentaires et de vos communiqués et que Jésus vous le rende au centuple.

Veuillez aussi remercier les responsables des villages concernés qui ont su toucher notre cœur et notre admiration.

Pierre Aubin, président de la Fondation Mgr Joseph-Chevalier


Dom Derrien

Références :

Nouveau projet de pisciculture au Cameroun

Cette fois, c’est dans le diocèse de Bafang au Cameroun, sous la responsabilité de l’abbé Gabriel Alain Motsebo et de l’abbé Charles Gangoue, que l’on va construire trois bassins piscicoles.

Situation de Bafang, au Cameroun—cliquez ici pour une carte plus détaillée.

La population de Bafang s’élève à environ 50 000 habitants, dans un environnement quasi rural. Bafang compte 9 établissements d’enseignement secondaire publics et quelques hôtels. La ville de Bafang est entourée de quatre arrondissements administratifs : Bena et Bandja au nord, Bekou et Kelem au sud.

Le climat dans cette région du Haut-Nkam est de type tropical, avec deux saisons : une sèche et une pluvieuse. Les températures oscillent généralement entre 20º C et 35º C. L’agriculture est de type intensif avec des cultures de rente telles que le café et le cacao. L’élevage, principalement domestique, est constitué de bovins, de caprins et de volailles. Il y a peu de poissons dans les rivières, et la pisciculture est inexistante.

Les deux responsables du projet officient au Cameroun depuis plus de 20 ans. Constatant que de plus en plus de jeunes quittent prématurément l’école faute de moyens financiers, ils ont décidé de monter le projet de pisciculture pour :

  • dégager des bénéfices qui aideront à payer les frais de scolarité de jeunes orphelins et à soutenir de jeunes mères dans leur formation professionnelle;
  • créer des emplois pour l’excavation des bassins, leur entretien, et l’élevage des poissons;
  • contribuer à la diversification alimentaire de la population locale.

À terme, les bassins recevront des alevins de tilapias, de clarias et de carpes communes, pour des productions annuelles estimées respectivement à 300 kg, 900 kg et 180 kg.

Le budget provisionnel se présente ainsi :

ActivitésCoûts
Construction des bassins3 x 1 120 000 CFA
Construction des barrières de protection300 000 CFA
Empoissonnement3 x 410 750 CFA
Alimentation pour 8 mois3 x 660 000 CFA
Contrôles durant la production (qualité de l’eau et autres)50 000 CFA
Table 1: Récapitulatif des frais à engager pour les trois bassins piscicoles à Bafang, au Cameroun
Champ d’actionAlimentation / Pisciculture
Montant accordé12 000 $ en trois tranches
5 000 $ transférés au début de juin 2021
BénéficiairesDiocèse de Bafang, au Cameroun
Partenaire canadienPierre Aubin et Aline Laliberté
Partenaires locauxAbbés Gabriel Alain Motsebo et Charles Gangoue
Table 2: Récapitulatif du financement par l’AASJCC en novembre 2020

Ci-dessous, deux témoignages vidéo, transmis par l’abbé Gabriel, présentent l’avancée des travaux.


Dom Derrien

Nouveau projet : aidons Tamara, étudiante en Haïti

La Fondation Mgr Joseph-Chevalier est fière de vous présenter un nouveau projet d’aide dont nous devons l’initiative à madame Louise Iljevec et qui vise à soutenir financièrement une étudiante en Haïti.

Je vous écris au nom de Tamara, une jeune femme de 29 ans qui habite à Port-au-Prince en Haïti.

Tamara rêvait de devenir infirmière afin de pouvoir aider les gens et assurer son indépendance financière. En 2018, elle s’inscrit à la faculté des sciences infirmières à Port-au-Prince, où elle complète sa première année de formation avec succès. Malheureusement, l’année suivante, après une semaine de classe, elle apprend que son cousin, qui devait contribuer au financement de ses études, n’est plus en mesure de le faire. Elle doit donc quitter la faculté et abandonner sa formation, qui devait durer quatre ans. Elle est découragée !

Sans l’aide indispensable de son cousin, Tamara n’a plus les moyens de poursuivre ses études dans son pays, les sources de financement publics et privés y étant pratiquement inexistantes. Haïti est caractérisé par la pauvreté de masse. En 2000, le pays était classé au 150 e rang sur 174 selon l’indice de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement. Plus de 80 % de sa population vit sous le seuil de pauvreté. Le taux de scolarisation se situe à environ 60 %, alors que le niveau d’achèvement d’un enseignement post-secondaire est marginal.

À l’été 2020, quand l’abbé Jean Roland Joseph, curé in solidum des paroisses St-Alexandre et St-Matthieu à Gatineau (Canada), m’a parlé de la situation de cette jeune femme, je ne cessais de penser à son triste sort, et à combien je voulais lui venir en aide.

J’ai alors sollicité des gens pour l’aider à financer des études moins dispendieuses. Tamara a choisi une formation en secrétariat qui s’échelonne sur deux ans. Lorsqu’elle a débuté son premier cours à l’automne 2020, elle a pleuré de joie. Durant la première semaine, elle a vu des étudiantes abandonner, faute d’argent. Elle est donc très reconnaissante pour l’aide reçue, et elle sait que Dieu est à l’œuvre.

Tamara achève sa première année avec succès. Les frais pour 2020-2021 étaient de 2 350 dollars canadiens pour les cours, livres, habits, souliers et sac d’école. Les frais pour 2021-2022 augmenteront certainement – et plus si la monnaie haïtienne (gourde) chute. Nous serons en mesure de connaître le nouveau montant à l’automne 2021.

Nous avons en réserve 950 $ recueillis auprès des personnes qui se sont engagées pour 2021-2022. Il nous manque un minimum de 1 400 $ pour l’année 2021-2022.

Nous vous serions très reconnaissants pour tout don reçu, peu importe le montant, afin d’aider Tamara à compléter sa deuxième et dernière année d’études, laquelle lui permettra de se trouver du travail.

L’abbé Jean Roland connaît très bien cette jeune femme, qu’il décrit comme sérieuse, studieuse et très motivée. Il se porte garant de Tamara et s’engage à nous informer des nouveaux développements. Les frais d’inscription de Tamara seront payés directement à l’école par l’entremise de l’abbé Jean Roland. N’hésitez pas à le contacter à l’adresse tisoustaptap@yahoo.fr pour toute information additionnelle.

Donner, c’est aimer… Ensemble, aimons Tamara !

Merci du fond du cœur.

Lettre d’introduction du projet par Louise Iljevec

Avancement du poulailler à Croix-des-Bouquets, en Haïti

Contexte

Au début du mois de mars, monsieur Grégoire Ruel nous a fait part de son implication dans le projet de construction d’un poulailler, dans la commune de Croix-des-Bouquets, en Haïti, pour soutenir la communauté des Ermites regroupés dans la Société des Ermites des Sources et de la Réconciliation.

La communauté des Ermites compte 30 religieux et 12 religieuses. Les moines et les moniales dirigent deux écoles : l’Institution du Val des Écoliers et l’École Fondamentale Immaculée Conception comptant environ 300 écoliers issus de familles défavorisées.

La communauté vise à devenir un monastère ferme-école dont les élevages et le jardin assurent l’autonomie alimentaire de la communauté elle-même et de la cantine scolaire.

Les travaux en cours

Le 2 mars 2021, la somme de 2 219 dollars américains a été transférée au Père Joseph Hilaire, responsable et modérateur principal de la communauté. Les travaux de la phase 1 du projet, soit la construction du poulailler, ont pu commencer. Une fois le terrain débroussaillé, le chantier a été ouvert au courant du mois de mars.

Malgré l’insécurité actuelle dans le pays, les travaux avancent bien. Les photographies ci-dessous, prises les 15, 18 et 25 avril 2021, en témoignent.

Soutenez le projet

Si des dons ont déjà été reçus pour démarrer les travaux, le projet a besoin de votre soutien pour avancer et être finalisé. Veuillez choisir l’option « Poulailler de la SESR en Haïti ». Merci de votre générosité.

Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à communiquer avec Grégoire Ruel par courriel à l’adresse : gregoire_ruel@sympatico.ca.


Dom Derrien

Références: