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Le maïs sort de terre dans le champ financé par la fondation pour l’organisation Diku Dilenga

À la mi-septembre 2020, la fondation Mgr Joseph-Chevalier a participé au financement de la mise en culture d’un champs de maïs dans la commune de Bena Kazadi, dans la province du Kasaï-Central, en République démocratique du Congo. Louise Girard et Louis Lamontagne ont aussi contribué au projet.

Après un gros travail d’essouchage et de labours, le champ de 15 hectares a été ensemencé, et les plans de maïs viennent de sortir de terre.

La grande quantité de souches déterrées a fait l’objet d’un sous-projet : la transformation du bois en charbon. Une partie servira dans les cuisines et au village, et une autre sera mise en vente à Kananga, la capitale du Kasaï-Central.


Dom Derrien

Références :

Financement du deuxième poulailler de la coopérative Mokpokpo

Contexte

En 2017, madame Micheline Guernon a participé au financement d’un premier poulailler pour le centre agropastoral Mokpokpo, au village de Gbalavé, dans la région des Plateaux, au Togo.

Micheline s’investit de nouveau en finançant un deuxième poulailler pour la coopérative, toujours en collaboration avec monsieur Abel Akpla.

Ce poulailler supplémentaire va permettre de faire une rotation de poules pondeuses. Les poules commencent à pondre aux alentours de 20 semaines, et arrivent à maturité entre 18 et 36 mois (après, la ponte décroît de 20 % par année). Celles-ci sont alors revendues comme poules de chair.

Avec la mise en production du premier poulailler d’environ 500 poules pondeuses, la coopérative a fait face à un dilemme : renouveler les volailles pour garder une production d’œufs à la hauteur des attentes de sa clientèle, et financer ce renouvellement.

Micheline s’est donc engagée avec Abel à construire un deuxième poulailler, ce qui aura plusieurs avantages :

  • Les poussins et les jeunes poules seront placés dans un endroit distinct de celui des poules produisant des œufs.
  • Le moment du déclin de la production des œufs chez certaines poules (18 mois) sera aligné avec celui du début de la ponte chez d’autres poules (4 mois), afin de fournir à la demande.
  • Une partie du poulailler sera aménagée pour l’élevage de poules de chair, qui peuvent être mises en vente dès l’âge de 6 à 8 mois — c’est un nouveau marché pour la coopérative.
Champ d’actionAgriculture
Montant accordé7 000 dollars canadiens
BénéficiairesDirectement : les familles des membres de la coopérative
Indirectement : la population environnante
Partenaire canadienMicheline Guernon
Partenaire localCentre agropastoral Mokpokpo
Table 1: Récapitulatif du projet de second poulailler supervisé par Micheline Guernon

Démarrage des travaux

L’équipe de la coopérative s’est agrandie et compte maintenant 17 femmes. Dans la photo ci-dessous à gauche, plusieurs d’entre elles trient une récolte d’arachides. À droite, des chèvres et des poules de race locale vivent dans un enclos provisoire, le temps de la construction des nouveaux bâtiments.

Les fonds ont été transférés en août 2020.

Voici ci-dessous une série de photographies transmise par Abel. On y voit l’espace alloué au nouveau poulailler et les fondations du nouveau bâtiment.

Le jeune homme en avant sur la première photo, c’est Mathias. Mathias est titulaire d’un baccalauréat, mais comme il est actuellement sans emploi, il a suivi une formation en agropastoral avec la coopérative. Il est sur le point de terminer cette formation et de créer sa propre entreprise. Bravo Mathias !


Dom Derrien

Financement d’un champ de maïs en République démocratique du Congo

Contexte

L’organisme à but non lucratif Diku Dilenga (site Web) a été présenté à notre fondation par monsieur Louis Lamontagne, qui cherchait alors à soutenir une activité agricole durement touchée par la sécheresse.

L’ODD (Organisme Diku Dilenga) a été fondé par le révérend Tambwe Musangelu en République démocratique du Congo en 2007 (article fondateur). Le révérend a travaillé plusieurs années avec Ingrid Munro, fondatrice de Jamii Bora au Kenya, organisme lui-même connecté avec la Grameen Bank du Dr Muhammad Yunus. En 2007, le révérend a décidé de revenir dans sa région natale, le Kasaï-Occidental, en RDC.

Louis Lamontagne a notamment contribué au financement de l’ODD au moment de son pèlerinage sur le chemin de Compostelle :

Situation de la coopérative agricole

Au début de 2020, l’ODD a aidé à mettre en production de nouveaux champs dans la région du Kasaï-Central (article de l’annonce).

À cause de la sécheresse courant mai, environ 40 hectares de haricots sur les 48 hectares plantés ont été dévastés. Au final, la coopérative n’a pu récolter qu’une tonne de haricots au lieu des 30 tonnes escomptées. (article).

Une bonne partie des végétaux non comestibles a été transformée en engrais pour la nouvelle saison de septembre, et un projet d’irrigation est en cours d’élaboration pour faire face à d’autres périodes de sécheresse.

Notre soutien

La Fondation Mgr Joseph-Chevalier a été sensibilisée aux difficultés de la coopérative en RDC par Louis Lamontagne. Ce dernier a fait un don de 1 000 $ à la fondation. Madame Louise Girard a aussi contribué au projet pour un montant de 1 000 $.

Forte de ce soutien, la fondation a conclu un contrat avec l’ODD pour la mise en production d’un champ de maïs de 15 hectares. Dans le contrat, signé en juillet, la fondation s’engage à financer le projet à hauteur de 6 500 dollars canadiens, soit 4 600 dollars américains.

Si le projet devait initialement démarrer à l’emplacement des champs de haricots, il a été déplacé 5 km plus loin pour bénéficier d’un terrain plus fertile, mais qui requérait un travail de défrichage conséquent. Ce travail est en cours et l’ensemencement devrait se faire d’ici fin septembre.


Dom Derrien

Soutien logistique de la coopérative de Mokpokpo

En 2017, madame Micheline Guernon a travaillé très fort pour trouver le financement d’un poulailler pour le centre agropastoral Mokpokpo, dans la région des Plateaux, au Togo.

Cette année, Micheline a contribué à titre personnel et avec ses amis à l’achat d’un triporteur pour la coopérative.

Champ d’actionLogistique
Montant accordé3 000 dollars canadiens
BénéficiaireLa coopérative Mokpokpo
Partenaire canadienMicheline Guernon
Partenaire localAbel Akpla
Table 1: Récapitulatif du projet de triporteur supervisé par Micheline Guernon

Ce véhicule motorisé qui dispose d’une grande capacité de charge facilitera le transport des marchandises vers ou depuis la grande ville voisine de Kpalimé.


Dom Derrien

Inauguration du poulailler de la coopérative Mokpokpo

Le 15 mai 2018, madame Micheline Guernon était dans le village de Gbalavé, dans la région des Plateaux, au Togo, pour participer à l’inauguration du poulailler du centre agropastoral Mokpokpo, projet qu’elle a grandement aidé à financer.

Les gens du village lui ont réservé un accueil très chaleureux lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté nombre de villageois. La presse locale a même rapporté l’événement dans ses colonnes.

Communication dans la presse

Monsieur Bolassi Atchinakle, correspondant pour l’agence de presse Savoir News, a publié un article pour relater l’inauguration du poulailler et parler de sa construction.

Pour mesure d’archive : article de Savoir News — Fichier au format PDF, de 314 ko.
Figure 1: Page 1 de 2 de l’article de Savoir News du 15 mai 2018 sur l’inauguration du poulailler de la coopérative de Mokpokpo
Figure 2: Page 2 de 2 de l’article de Savoir News du 15 mai 2018 sur l’inauguration du poulailler de la coopérative de Mokpokpo


Dom Derrien

Financement d’un poulailler pour la coopérative Mokpokpo

Lors de son séjour au Togo début 2017, madame Micheline Guernon a rencontré monsieur Abel Akpla, coordonateur du centre agropastoral Mokpokpo dans le village Gbalavé, dans la région des Plateaux.

Dès son retour au Canada, Micheline, animée par sa vision en matière de développement pour le bien des communautés et convaincue de la pertinence de la coopérative, s’est mise à la recherche d’un financement pour la construction d’un poulailler.

La recherche d’un donateur

Après plusieurs contacts infructueux, Micheline a établi une collaboration avec la Fondation internationale Roncalli, installée à Montréal.

Champ d’actionAgriculture
Montant accordé12 333 dollars canadiens
BénéficiairesDirectement : 20 familles pour les 20 membres de la coopérative
Indirectement : la population environnante
Partenaire canadienMicheline Guernon
Partenaire localCentre agropastoral Mokpokpo
Table 1: Récapitulatif du projet financé par la Fondation internationale Roncalli

La Fondation Roncalli demande qu’un missionnaire originaire du Québec participe au projet. C’est le frère missionnaire québécois André Bédard, vivant au Togo depuis 1986, qui fait le lien entre la Fondation Roncalli et la coopérative. 

La construction

La construction du poulailler s’est étalée entre la fin septembre et la fin décembre 2017.

Deux bâtiments ont été érigés, l’un pour accueillir environ 500 poules pondeuses, et l’autre pour commercialiser les œufs ramassés deux fois par jour.

La mise en route

Micheline a invité un grand ami à visiter le centre agropastoral Mokpokpo : le frère Serge, moine bénédictin du monastère du Mont Tabor, à Hekanme. S’occupant lui-même d’un élevage de poules pondeuses au monastère, le frère Serge a prodigué de nombreux conseils au personnel de la coopérative en ce qui a trait aux poussins et aux jeunes poules. Une aide précieuse qui a certainement contribué au succès de la mise en route de l’élevage!


Dom Derrien

La coopérative Mokpokpo

Découverte du centre agropastoral Mokpokpo

Lors d’un séjour a Lomé, au Togo, en 2017, madame Micheline Guernon a rencontré Monsieur Abel Akpla, originaire de la région des Plateaux. Au fil des discussions, Abel a décrit ses activités dans le village de Gbalavé où il a participé à la création du centre agropastoral Mokpokpo.

Figure 1: Le village de Gbalavé, dans la région des Plateaux (sur la route, au sud Kpalimé)—voir une carte élargie.

Histoire du centre agropastoral Mokpokpo

Le centre agropastoral Mokpokpo est une coopérative créée le 19 février 2012, à Gbalavé, dans la région des Plateaux, à 124 km de Lomé, la capitale du Togo. Composé de 20 membres, soit 12 hommes et 8 femmes, le centre a pour objectif principal la promotion de l’entreprenariat des jeunes et des femmes dans le canton de Fiokpo de façon à :

  • accroître la production de viande de volaille;
  • créer des emplois;
  • accroître les revenus des jeunes et des femmes membres de la coopérative.

Le but ultime est l’amélioration du bien-être socio-économique des membres et de la population en général.

Depuis sa création, le centre a conduit deux activités de formation pour ses membres : la gestion coopérative et la comptabilité simplifiée. Il a également lancé un projet d’élevage de lapins et de poules. Ainsi, la mise en œuvre de ces activités a permis au centre d’améliorer ses capacités d’organisation et d’accumuler de l’expérience dans le domaine agropastoral.

Contexte du projet

L’agriculture et le petit élevage représentent encore les principales activités des population rurales du Togo. La filière avicole reste peu développée, ce qui conduit à une grande dépendance des approvisionnements à l’extérieur du pays. Avec une croissance annuelle estimée à 4 %, la demande en produits d’origine animale au Togo devrait augmenter de plus de 250 % d’ici 2025. Or, le taux actuel de croissance de l’offre de ces produits est estimé à seulement 2 %. Les statistiques indiquent même que ce déséquilibre persistera et s’aggravera d’ici 2030. Aussi, il est primordial qu’une attention particulière soit accordée à la valorisation du potentiel d’élevage au pays.

Les populations du canton de Fiokpo, zone d’intervention du projet, se sont pour la plupart du temps tournées vers les pays limitrophes, notamment le Ghana, pour combler leurs besoins en produits aviaires. Or, ces produits sont achetés congelés à Accra, la capitale, située à presque 200 km, pour ensuite être transportés pendant 4 heures dans des conditions douteuses, ce qui pose des problèmes d’hygiène et de coût.

Aussi, face à la demande croissante de viande et d’œufs, le centre Mokpokpo a initié le projet d’élevage de 1 000 poules pondeuses dans le village de Gbalavé.

Ce projet s’inscrit dans un programme de développement de l’entrepreneuriat des jeunes et de l’autonomisation des femmes, pour le bien-être des familles et des communautés.


Dom Derrien