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Réception de 1 000 poussins au centre agropastoral Mokpokpo

Au début du mois de septembre 2021, un lot de 1 050 poussins a été receptionné dans le nouveau poulailler du centre agro-pastoral Mokpokpo.

Leur installation s’est faite la nuit pour leur causer moins de stress. La taille de l’enclos a aussi été réduite pour diminuer le stress et les garder au chaud, pas trop loin de pots remplis de braises. Pendant quelques jours, les membres du centre se sont relayés pour les surveiller en permanence, faisant aussi attention à ce que la température autour des poussins reste constante.

Micheline Guernon, la responsable du projet auprès de la Fondation Mgr Joseph-Chevalier, nous rappelle que le projet requiert toujours un soutien financier, au moins jusqu’à ce que les poules pondent, soit vers 5 à 6 mois d’existence. Aussi n’hésitez pas à contribuer avec un don via PayPal, par exemple. N’oubliez pas de choisir « Centre agro-pastoral Mokpokpo au Togo » au moment de votre paiement. Merci d’avance pour votre générosité.


Dom Derrien

Moisson de maïs à Bena Kazadi, village du Kasaï-Central, en République démocratique du Congo

Historique

En juillet 2020, Louis Lamontagne a sollicité l’aide de la Fondation Mgr Joseph-Chevalier pour la mise en culture d’un champ de maïs en République démocratique du Congo. Louis soutenait alors l’organisation Diku Dilenga dans sa recherche de financement pour compenser une récolte désastreuse de haricots (1 tonne récoltée au lieu de 35 à 42 tonnes espérées).

Après un accord de principe en juillet, c’est au mois de septembre que Louis, son amie Louise Girard, et Pierre Aubin ont procédé au transfert de 6 500 dollars canadiens. Grâce à cet apport, un nouveau champ a été préparé pour une culture de maïs dans la commune de Bena Kazadi.

La récolte

Le champ a été ensemencé fin septembre. La météo favorable a permis la récolte en mars 2021. L’opération de décorticage et de séchage des grains a duré tout le mois de mai, et la distribution a eu lieu début juin.

La réussite du projet en quelques faits et chiffres :

  • Environ 15 tonnes de maïs récoltées pour 15 hectares mis en culture.
  • 10 tonnes réparties entre les familles du village de Bena Kazadi, soit environ 60 kilos pour chacune des 150 familles ayant participé au programme.
  • 4 tonnes vendues à une coopérative paysanne, pour un montant de 1 200 dollars américains, eux aussi répartis entre les 150 familles, soit 8 $ par famille.
  • 1 tonne mise de côté pour servir de semence l’année prochaine.
  • Création d’une solidarité paysanne, soutien pour la culture des champs familiaux et engagement accru dans un projet collectif.
  • Initiation à l’esprit d’entreprise solidaire et au microcrédit.
  • 111 emplois temporaires dans la communauté.
  • Reconnaissance par différents ordres de gouvernement.

Les remerciements

Si l’équipe de Diku Dilenga se prépare déjà pour la prochaine phase du projet, à savoir la plantation de manioc sur 15 hectares, elle a transmis à Pierre Aubin, président de la Fondation Mgr Joseph-Chevalier, de chaleureuses lettres de remerciements.

Ce à quoi Pierre a répondu :

Ceci est un accusé réception de votre excellent rapport et des photos ainsi que des lettres provenant des villages concernés par le projet de développement qui m’ont profondément ému par leur grande sincérité.

Je dois aussi vous remercier et même plus vous féliciter pour l’excellence de votre gestion de ce projet qui d’après le webmestre est un des meilleurs accomplis et ceci sous tous ses angles.

Remercions la Trinité Père Fils et Esprit Saint pour le grand soin et l’amour permanent que Le Dieu d’Amour et de miséricorde a manifesté envers ses fils et filles dans les trois villages de ce merveilleux projet que vous avez mené d’une main de maître.

Encore une fois Merci pour l’excellence de votre gestion, de vos commentaires et de vos communiqués et que Jésus vous le rende au centuple.

Veuillez aussi remercier les responsables des villages concernés qui ont su toucher notre cœur et notre admiration.

Pierre Aubin, président de la Fondation Mgr Joseph-Chevalier


Dom Derrien

Références :

Une pisciculture au Cameroun pour financer une maison d’accueil pour personnes malvoyantes

Nous sommes heureux de partager une nouvelle initiative développée au Cameroun par l’abbé Olivier Engoute. L’abbé Engoute pilote le projet depuis Ottawa avec des réunions téléphoniques régulières. Il se rend aussi sur place quand les conditions le permettent.

Depuis 2010, l’abbé Engoute parraine une mère d’un quartier défavorisé de Yaoundé. Ayant eu un enfant malvoyant qui est mort jeune, cette femme a ouvert sa maison dans le but d’en faire un lieu d’accueil pour les personnes malvoyantes. Elle a aujourd’hui plus de 90 ans. Certains jeunes qui ont grandi sous sa gouverne se sont émancipés, mais reviennent souvent pour l’aider.

Désirant aller plus loin qu’un soutien financier, l’abbé Engoute a proposé de reproduire un modèle de pisciculture observé lors de ses voyages. Le quartier de Yaoundé dans lequel se situe la maison d’accueil étant un peu risqué pour la pisciculture, un terrain a été aménagé à une trentaine de kilomètres à l’est de la capitale.

Pour préparer et exploiter la pisciculture, l’abbé Engoute s’est appuyé sur un groupe de jeunes gens de milieux défavorisés, travaillant sous la supervision d’un technicien. L’entente a été conclue pour partager les gains de la manière suivante :

  • 20 % de la recette des ventes est partagée entre les jeunes gérant la pisciculture ;
  • 50 % de la recette est reversée à la maison d’accueil ;
  • 30 % de la recette sert à acheter de la nourriture et de nouveaux poissons.

Le projet a été présenté à la Fondation Mgr Joseph-Chevalier à la fin de 2020 pour obtenir un financement partiel des activités de la pisciculture.

  • Confection de 3 bacs d’élevage, pour une superficie totale de 400 m2 ;
  • Population de 70 mâles et 200 femelles par bac ;
  • Première pêche au bout d’un mois, suivie d’une pêche toutes les deux semaines ;
  • Alimentation :
    • Mélange de son de riz (50 %) et de tourteau d’arachide ou de graines de coton ;
    • Ration de 15 g par jour par reproducteur (4 kg/j pour les 270 poissons du départ) ;
    • Durée d’élevage estimée entre 3 et 4 mois.
DésignationCoût UnitaireQuantitéCoût Total
Matériel pour chaque bac730 $32 190 $
Achats des alevins (70 m. + 200 f.)750 $1750 $
Nourriture :
sacs de riz concassé, arachides, etc.
900 $1900 $
Main d’œuvre300 $3900 $
Divers350 $1350 $
Total5 090 $
Table 1 : Détail de frais planifiés pour la construction de la pisciculture

Champ d’actionSoutien logistique
Montant planifié10 850 dollars canadiens
ÉchéancierFin 2020
BénéficiaireMaison d’accueil pour personnes malvoyantes de Yaoundé,
pour la construction et l’exploitation d’une pisciculture
Partenaire canadienAbbé Olivier Engoute
Partenaire localAbbé Olivier Engoute
Table 2 : Récapitulatif du financement de la pisciculture

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Dom Derrien

Référence :

  • Étapes de progression du projet de pisciculture, d’août 2020 à février 2021 (bientôt disponible)

Installation de la dalle dans le deuxième poulailler du centre Mokpokpo

Ce lundi 22 février, monsieur Abel Akpla nous a transmis les photographies suivantes, qui témoignent de l’avancement de la construction du deuxième poulailler au centre agropastoral Mokpokpo, dans la région des Plateaux, au Togo.

Le béton a été préparé sur place, sans aide d’appareil mécanique, juste à la force des bras des travailleurs. L’opération a été longue et a continué après la tombée de la nuit. Comme le poulailler avait été électrifié peu de temps auparavant, les travailleurs ont pu finir le travail adéquatement.


Dom Derrien

Références :

Le gros œuvre du deuxième poulailler du centre Mokpokpo est achevé

Effets de la pandémie de COVID-19

La pandémie de COVID-19 a des répercussions concrètes sur les activités du centre agropastoral Mokpokpo :

  • Il est plus difficile d’obtenir des produits vétérinaires (fréquentes ruptures de stock), et leur prix a augmenté considérablement.
  • Le prix de la nourriture des jeunes poules a aussi augmenté, à tel point qu’elle est maintenant mélangée à des déchets agricoles. Or, cette procédure a retardé le déclenchement de la ponte.
  • Il ne reste maintenant que 207 poules sur les 300 poussins originels.

À Kpalimé, il y a juste un magasin pour l’alimentation des volailles, et aller à Lomé pour avoir des prix plus abordables est maintenant compliqué à cause des barrières sanitaires, la population de Lomé étant grandement touchée par la COVID-19.

Le centre s’en sort pour le moment, quand d’autres ont fermé leurs portes ou ont réformé leurs poules pondeuses prématurément. Cette réduction de l’offre apporte une demande supplémentaire en œufs pour le centre.

Construction du deuxième poulailler

L’avancement du deuxième poulailler se trouve ralenti par un problème d’approvisionnement en bois pour la charpente. M. Abel Akpla a bien repéré les arbres qui devront être coupés, mais les ouvriers spécialisés ont augmenté leurs prix. Il faut se décider rapidement sinon le bois pourrait être vendu au plus offrant.

Le lundi 25 janvier, Abel a pu se rendre en forêt pour accompagner les ouvriers qui se sont chargés de l’abattage des arbres et de la découpe des planches dont seront extraits les chevrons pour la charpente. Et le jour même, la construction a pu reprendre son cours.

Comme vous pouvez le constater sur les photographies ci-dessous, la charpente est maintenant couverte de son toit de tôle.

Dépenses engagées

Par mesure de transparence vis-à-vis des donateurs, Abel nous présente le décompte des frais engagés tels que rapportés par le maître d’œuvre de l’ouvrage. Les coûts de l’approvisionnement en bois sont exclus.

  • L’équivalent de 3 camions de sable : 105 000 francs CFA ;
  • 4 tonnes de ciment : 320 000 francs CFA ;
  • 3 paquets de tôles : 135 000 francs CFA ;
  • 1 rouleau de grillage à poules : 40 000 francs CFA ;
  • 4 portes simples, une fenêtre et les accessoires : 55 000 francs CFA.

La main d’œuvre coûtera au total environ 150 000 francs CFA, faisant monter la facture totale aux alentours de 800 000 francs CFA (soit environ 2 000 dollars canadiens ou 1 500 dollars américains).

Plus tard, il faudra engager d’autres fonds pour l’approvisionnement en poussins, qui devraient venir d’Europe (races plus prolifiques), et les soins vétérinaires afférents.


Dom Derrien

Références :