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Le gros œuvre du deuxième poulailler du centre Mokpokpo est achevé

Effets de la pandémie de COVID-19

La pandémie de COVID-19 a des répercussions concrètes sur les activités du centre agropastoral Mokpokpo :

  • Il est plus difficile d’obtenir des produits vétérinaires (fréquentes ruptures de stock), et leur prix a augmenté considérablement.
  • Le prix de la nourriture des jeunes poules a aussi augmenté, à tel point qu’elle est maintenant mélangée à des déchets agricoles. Or, cette procédure a retardé le déclenchement de la ponte.
  • Il ne reste maintenant que 207 poules sur les 300 poussins originels.

À Kpalimé, il y a juste un magasin pour l’alimentation des volailles, et aller à Lomé pour avoir des prix plus abordables est maintenant compliqué à cause des barrières sanitaires, la population de Lomé étant grandement touchée par la COVID-19.

Le centre s’en sort pour le moment, quand d’autres ont fermé leurs portes ou ont réformé leurs poules pondeuses prématurément. Cette réduction de l’offre apporte une demande supplémentaire en œufs pour le centre.

Construction du deuxième poulailler

L’avancement du deuxième poulailler se trouve ralenti par un problème d’approvisionnement en bois pour la charpente. M. Abel Akpla a bien repéré les arbres qui devront être coupés, mais les ouvriers spécialisés ont augmenté leurs prix. Il faut se décider rapidement sinon le bois pourrait être vendu au plus offrant.

Le lundi 25 janvier, Abel a pu se rendre en forêt pour accompagner les ouvriers qui se sont chargés de l’abattage des arbres et de la découpe des planches dont seront extraits les chevrons pour la charpente. Et le jour même, la construction a pu reprendre son cours.

Comme vous pouvez le constater sur les photographies ci-dessous, la charpente est maintenant couverte de son toit de tôle.

Dépenses engagées

Par mesure de transparence vis-à-vis des donateurs, Abel nous présente le décompte des frais engagés tels que rapportés par le maître d’œuvre de l’ouvrage. Les coûts de l’approvisionnement en bois sont exclus.

  • L’équivalent de 3 camions de sable : 105 000 francs CFA ;
  • 4 tonnes de ciment : 320 000 francs CFA ;
  • 3 paquets de tôles : 135 000 francs CFA ;
  • 1 rouleau de grillage à poules : 40 000 francs CFA ;
  • 4 portes simples, une fenêtre et les accessoires : 55 000 francs CFA.

La main d’œuvre coûtera au total environ 150 000 francs CFA, faisant monter la facture totale aux alentours de 800 000 francs CFA (soit environ 2 000 dollars canadiens ou 1 500 dollars américains).

Plus tard, il faudra engager d’autres fonds pour l’approvisionnement en poussins, qui devraient venir d’Europe (races plus prolifiques), et les soins vétérinaires afférents.


Dom Derrien

Références :

Avancement du deuxième poulailler de la coopérative Mokpokpo

Micheline Guernon vient de nous transmettre une vidéo d’Abel Akpla qui présente l’avancement des travaux de construction du deuxième poulailler au centre agropastoral de Mokpokpo, au Togo.

Pour mémoire, Micheline Guernon est responsable de ce projet pour la Fondation Mgr Joseph-Chevalier, et son action a notamment permis le transfert de 7 000 $ en septembre 2020.

Poulailler en construction, à la coopérative Mokpokpo

N’hésitez pas à faire un don pour contribuer à l’avancement de la construction et pour aider à la mise en production : achat de poussins et de vaccins, visites de vétérinaires, etc.

Nous émettons un reçu fiscal pour tout don de plus de 10 $.


Dom Derrien

Références :

Le maïs sort de terre dans le champ financé par la fondation pour l’organisation Diku Dilenga

À la mi-septembre 2020, la fondation Mgr Joseph-Chevalier a participé au financement de la mise en culture d’un champs de maïs dans la commune de Bena Kazadi, dans la province du Kasaï-Central, en République démocratique du Congo. Louise Girard et Louis Lamontagne ont aussi contribué au projet.

Après un gros travail d’essouchage et de labours, le champ de 15 hectares a été ensemencé, et les plans de maïs viennent de sortir de terre.

La grande quantité de souches déterrées a fait l’objet d’un sous-projet : la transformation du bois en charbon. Une partie servira dans les cuisines et au village, et une autre sera mise en vente à Kananga, la capitale du Kasaï-Central.


Dom Derrien

Références :

Financement du deuxième poulailler de la coopérative Mokpokpo

Contexte

En 2017, madame Micheline Guernon a participé au financement d’un premier poulailler pour le centre agropastoral Mokpokpo, au village de Gbalavé, dans la région des Plateaux, au Togo.

Micheline s’investit de nouveau en finançant un deuxième poulailler pour la coopérative, toujours en collaboration avec monsieur Abel Akpla.

Ce poulailler supplémentaire va permettre de faire une rotation de poules pondeuses. Les poules commencent à pondre aux alentours de 20 semaines, et arrivent à maturité entre 18 et 36 mois (après, la ponte décroît de 20 % par année). Celles-ci sont alors revendues comme poules de chair.

Avec la mise en production du premier poulailler d’environ 500 poules pondeuses, la coopérative a fait face à un dilemme : renouveler les volailles pour garder une production d’œufs à la hauteur des attentes de sa clientèle, et financer ce renouvellement.

Micheline s’est donc engagée avec Abel à construire un deuxième poulailler, ce qui aura plusieurs avantages :

  • Les poussins et les jeunes poules seront placés dans un endroit distinct de celui des poules produisant des œufs.
  • Le moment du déclin de la production des œufs chez certaines poules (18 mois) sera aligné avec celui du début de la ponte chez d’autres poules (4 mois), afin de fournir à la demande.
  • Une partie du poulailler sera aménagée pour l’élevage de poules de chair, qui peuvent être mises en vente dès l’âge de 6 à 8 mois — c’est un nouveau marché pour la coopérative.
Champ d’actionAgriculture
Montant accordé7 000 dollars canadiens
BénéficiairesDirectement : les familles des membres de la coopérative
Indirectement : la population environnante
Partenaire canadienMicheline Guernon
Partenaire localCentre agropastoral Mokpokpo
Table 1: Récapitulatif du projet de second poulailler supervisé par Micheline Guernon

Démarrage des travaux

L’équipe de la coopérative s’est agrandie et compte maintenant 17 femmes. Dans la photo ci-dessous à gauche, plusieurs d’entre elles trient une récolte d’arachides. À droite, des chèvres et des poules de race locale vivent dans un enclos provisoire, le temps de la construction des nouveaux bâtiments.

Les fonds ont été transférés en août 2020.

Voici ci-dessous une série de photographies transmise par Abel. On y voit l’espace alloué au nouveau poulailler et les fondations du nouveau bâtiment.

Le jeune homme en avant sur la première photo, c’est Mathias. Mathias est titulaire d’un baccalauréat, mais comme il est actuellement sans emploi, il a suivi une formation en agropastoral avec la coopérative. Il est sur le point de terminer cette formation et de créer sa propre entreprise. Bravo Mathias !


Dom Derrien

Financement d’un champ de maïs en République démocratique du Congo

Contexte

L’organisme à but non lucratif Diku Dilenga (site Web) a été présenté à notre fondation par monsieur Louis Lamontagne, qui cherchait alors à soutenir une activité agricole durement touchée par la sécheresse.

L’ODD (Organisme Diku Dilenga) a été fondé par le révérend Tambwe Musangelu en République démocratique du Congo en 2007 (article fondateur). Le révérend a travaillé plusieurs années avec Ingrid Munro, fondatrice de Jamii Bora au Kenya, organisme lui-même connecté avec la Grameen Bank du Dr Muhammad Yunus. En 2007, le révérend a décidé de revenir dans sa région natale, le Kasaï-Occidental, en RDC.

Louis Lamontagne a notamment contribué au financement de l’ODD au moment de son pèlerinage sur le chemin de Compostelle :

Situation de la coopérative agricole

Au début de 2020, l’ODD a aidé à mettre en production de nouveaux champs dans la région du Kasaï-Central (article de l’annonce).

À cause de la sécheresse courant mai, environ 40 hectares de haricots sur les 48 hectares plantés ont été dévastés. Au final, la coopérative n’a pu récolter qu’une tonne de haricots au lieu des 30 tonnes escomptées. (article).

Une bonne partie des végétaux non comestibles a été transformée en engrais pour la nouvelle saison de septembre, et un projet d’irrigation est en cours d’élaboration pour faire face à d’autres périodes de sécheresse.

Notre soutien

La Fondation Mgr Joseph-Chevalier a été sensibilisée aux difficultés de la coopérative en RDC par Louis Lamontagne. Ce dernier a fait un don de 1 000 $ à la fondation. Madame Louise Girard a aussi contribué au projet pour un montant de 1 000 $.

Forte de ce soutien, la fondation a conclu un contrat avec l’ODD pour la mise en production d’un champ de maïs de 15 hectares. Dans le contrat, signé en juillet, la fondation s’engage à financer le projet à hauteur de 6 500 dollars canadiens, soit 4 600 dollars américains.

Si le projet devait initialement démarrer à l’emplacement des champs de haricots, il a été déplacé 5 km plus loin pour bénéficier d’un terrain plus fertile, mais qui requérait un travail de défrichage conséquent. Ce travail est en cours et l’ensemencement devrait se faire d’ici fin septembre.


Dom Derrien