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Une pisciculture au Cameroun pour financer une maison d’accueil pour personnes malvoyantes

Nous sommes heureux de partager une nouvelle initiative développée au Cameroun par l’abbé Olivier Engoute. L’abbé Engoute pilote le projet depuis Ottawa avec des réunions téléphoniques régulières. Il se rend aussi sur place quand les conditions le permettent.

Depuis 2010, l’abbé Engoute parraine une mère d’un quartier défavorisé de Yaoundé. Ayant eu un enfant malvoyant qui est mort jeune, cette femme a ouvert sa maison dans le but d’en faire un lieu d’accueil pour les personnes malvoyantes. Elle a aujourd’hui plus de 90 ans. Certains jeunes qui ont grandi sous sa gouverne se sont émancipés, mais reviennent souvent pour l’aider.

Désirant aller plus loin qu’un soutien financier, l’abbé Engoute a proposé de reproduire un modèle de pisciculture observé lors de ses voyages. Le quartier de Yaoundé dans lequel se situe la maison d’accueil étant un peu risqué pour la pisciculture, un terrain a été aménagé à une trentaine de kilomètres à l’est de la capitale.

Pour préparer et exploiter la pisciculture, l’abbé Engoute s’est appuyé sur un groupe de jeunes gens de milieux défavorisés, travaillant sous la supervision d’un technicien. L’entente a été conclue pour partager les gains de la manière suivante :

  • 20 % de la recette des ventes est partagée entre les jeunes gérant la pisciculture ;
  • 50 % de la recette est reversée à la maison d’accueil ;
  • 30 % de la recette sert à acheter de la nourriture et de nouveaux poissons.

Le projet a été présenté à la Fondation Mgr Joseph-Chevalier à la fin de 2020 pour obtenir un financement partiel des activités de la pisciculture.

  • Confection de 3 bacs d’élevage, pour une superficie totale de 400 m2 ;
  • Population de 70 mâles et 200 femelles par bac ;
  • Première pêche au bout d’un mois, suivie d’une pêche toutes les deux semaines ;
  • Alimentation :
    • Mélange de son de riz (50 %) et de tourteau d’arachide ou de graines de coton ;
    • Ration de 15 g par jour par reproducteur (4 kg/j pour les 270 poissons du départ) ;
    • Durée d’élevage estimée entre 3 et 4 mois.
DésignationCoût UnitaireQuantitéCoût Total
Matériel pour chaque bac730 $32 190 $
Achats des alevins (70 m. + 200 f.)750 $1750 $
Nourriture :
sacs de riz concassé, arachides, etc.
900 $1900 $
Main d’œuvre300 $3900 $
Divers350 $1350 $
Total5 090 $
Table 1 : Détail de frais planifiés pour la construction de la pisciculture

Champ d’actionSoutien logistique
Montant planifié10 850 dollars canadiens
ÉchéancierFin 2020
BénéficiaireMaison d’accueil pour personnes malvoyantes de Yaoundé,
pour la construction et l’exploitation d’une pisciculture
Partenaire canadienAbbé Olivier Engoute
Partenaire localAbbé Olivier Engoute
Table 2 : Récapitulatif du financement de la pisciculture

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Dom Derrien

Référence :

  • Étapes de progression du projet de pisciculture, d’août 2020 à février 2021 (bientôt disponible)

Installation de la dalle dans le deuxième poulailler du centre Mokpokpo

Ce lundi 22 février, M. Abel Akpla nous a transmis les photographies suivantes qui témoignent de l’avancement de la construction du deuxième poulailler au centre agropastoral Mokpokpo, de la région des Plateaux, au Togo.

Le béton a été préparé sur place, sans aide d’appareil mécanique, juste à la force des bras des travailleurs. L’opération a été longue et a continué après la tombée de la nuit. Comme le poulailler avait pu être électrifié peu de temps auparavant, les travailleurs ont pu finir le travail adéquatement.


Dom Derrien

Références :

Le gros œuvre du deuxième poulailler du centre Mokpokpo est achevé

Effets de la pandémie de COVID-19

La pandémie de COVID-19 a des répercussions concrètes sur les activités du centre agropastoral Mokpokpo :

  • Il est plus difficile d’obtenir des produits vétérinaires (fréquentes ruptures de stock), et leur prix a augmenté considérablement.
  • Le prix de la nourriture des jeunes poules a aussi augmenté, à tel point qu’elle est maintenant mélangée à des déchets agricoles. Or, cette procédure a retardé le déclenchement de la ponte.
  • Il ne reste maintenant que 207 poules sur les 300 poussins originels.

À Kpalimé, il y a juste un magasin pour l’alimentation des volailles, et aller à Lomé pour avoir des prix plus abordables est maintenant compliqué à cause des barrières sanitaires, la population de Lomé étant grandement touchée par la COVID-19.

Le centre s’en sort pour le moment, quand d’autres ont fermé leurs portes ou ont réformé leurs poules pondeuses prématurément. Cette réduction de l’offre apporte une demande supplémentaire en œufs pour le centre.

Construction du deuxième poulailler

L’avancement du deuxième poulailler se trouve ralenti par un problème d’approvisionnement en bois pour la charpente. M. Abel Akpla a bien repéré les arbres qui devront être coupés, mais les ouvriers spécialisés ont augmenté leurs prix. Il faut se décider rapidement sinon le bois pourrait être vendu au plus offrant.

Le lundi 25 janvier, Abel a pu se rendre en forêt pour accompagner les ouvriers qui se sont chargés de l’abattage des arbres et de la découpe des planches dont seront extraits les chevrons pour la charpente. Et le jour même, la construction a pu reprendre son cours.

Comme vous pouvez le constater sur les photographies ci-dessous, la charpente est maintenant couverte de son toit de tôle.

Dépenses engagées

Par mesure de transparence vis-à-vis des donateurs, Abel nous présente le décompte des frais engagés tels que rapportés par le maître d’œuvre de l’ouvrage. Les coûts de l’approvisionnement en bois sont exclus.

  • L’équivalent de 3 camions de sable : 105 000 francs CFA ;
  • 4 tonnes de ciment : 320 000 francs CFA ;
  • 3 paquets de tôles : 135 000 francs CFA ;
  • 1 rouleau de grillage à poules : 40 000 francs CFA ;
  • 4 portes simples, une fenêtre et les accessoires : 55 000 francs CFA.

La main d’œuvre coûtera au total environ 150 000 francs CFA, faisant monter la facture totale aux alentours de 800 000 francs CFA (soit environ 2 000 dollars canadiens ou 1 500 dollars américains).

Plus tard, il faudra engager d’autres fonds pour l’approvisionnement en poussins, qui devraient venir d’Europe (races plus prolifiques), et les soins vétérinaires afférents.


Dom Derrien

Références :

Avancement du deuxième poulailler de la coopérative Mokpokpo

Micheline Guernon vient de nous transmettre une vidéo d’Abel Akpla qui présente l’avancement des travaux de construction du deuxième poulailler au centre agropastoral de Mokpokpo, au Togo.

Pour mémoire, Micheline Guernon est responsable de ce projet pour la Fondation Mgr Joseph-Chevalier, et son action a notamment permis le transfert de 7 000 $ en septembre 2020.

Poulailler en construction, à la coopérative Mokpokpo

N’hésitez pas à faire un don pour contribuer à l’avancement de la construction et pour aider à la mise en production : achat de poussins et de vaccins, visites de vétérinaires, etc.

Nous émettons un reçu fiscal pour tout don de plus de 10 $.


Dom Derrien

Références :

Le maïs sort de terre dans le champ financé par la fondation pour l’organisation Diku Dilenga

À la mi-septembre 2020, la fondation Mgr Joseph-Chevalier a participé au financement de la mise en culture d’un champs de maïs dans la commune de Bena Kazadi, dans la province du Kasaï-Central, en République démocratique du Congo. Louise Girard et Louis Lamontagne ont aussi contribué au projet.

Après un gros travail d’essouchage et de labours, le champ de 15 hectares a été ensemencé, et les plans de maïs viennent de sortir de terre.

La grande quantité de souches déterrées a fait l’objet d’un sous-projet : la transformation du bois en charbon. Une partie servira dans les cuisines et au village, et une autre sera mise en vente à Kananga, la capitale du Kasaï-Central.


Dom Derrien

Références :