Nouveau projet de pisciculture au Cameroun

Cette fois, c’est dans le diocèse de Bafang au Cameroun, sous la responsabilité de l’abbé Gabriel Alain Motsebo et de l’abbé Charles Gangoue, que l’on va construire trois bassins piscicoles.

Situation de Bafang, au Cameroun—cliquez ici pour une carte plus détaillée.

La population de Bafang s’élève à environ 50 000 habitants, dans un environnement quasi rural. Bafang compte 9 établissements d’enseignement secondaire publics et quelques hôtels. La ville de Bafang est entourée de quatre arrondissements administratifs : Bena et Bandja au nord, Bekou et Kelem au sud.

Le climat dans cette région du Haut-Nkam est de type tropical, avec deux saisons : une sèche et une pluvieuse. Les températures oscillent généralement entre 20º C et 35º C. L’agriculture est de type intensif avec des cultures de rente telles que le café et le cacao. L’élevage, principalement domestique, est constitué de bovins, de caprins et de volailles. Il y a peu de poissons dans les rivières, et la pisciculture est inexistante.

Les deux responsables du projet officient au Cameroun depuis plus de 20 ans. Constatant que de plus en plus de jeunes quittent prématurément l’école faute de moyens financiers, ils ont décidé de monter le projet de pisciculture pour :

  • dégager des bénéfices qui aideront à payer les frais de scolarité de jeunes orphelins et à soutenir de jeunes mères dans leur formation professionnelle;
  • créer des emplois pour l’excavation des bassins, leur entretien, et l’élevage des poissons;
  • contribuer à la diversification alimentaire de la population locale.

À terme, les bassins recevront des alevins de tilapias, de clarias et de carpes communes, pour des productions annuelles estimées respectivement à 300 kg, 900 kg et 180 kg.

Le budget provisionnel se présente ainsi :

ActivitésCoûts
Construction des bassins3 x 1 120 000 CFA
Construction des barrières de protection300 000 CFA
Empoissonnement3 x 410 750 CFA
Alimentation pour 8 mois3 x 660 000 CFA
Contrôles durant la production (qualité de l’eau et autres)50 000 CFA
Table 1: Récapitulatif des frais à engager pour les trois bassins piscicoles à Bafang, au Cameroun
Champ d’actionAlimentation / Pisciculture
Montant accordé12 000 $ en trois tranches
5 000 $ transférés au début de juin 2021
BénéficiairesDiocèse de Bafang, au Cameroun
Partenaire canadienPierre Aubin et Aline Laliberté
Partenaires locauxAbbés Gabriel Alain Motsebo et Charles Gangoue
Table 2: Récapitulatif du financement par l’AASJCC en novembre 2020

Ci-dessous, deux témoignages vidéo, transmis par l’abbé Gabriel, présentent l’avancée des travaux.


Dom Derrien

Nouveau projet : aidons Tamara, étudiante en Haïti

La Fondation Mgr Joseph-Chevalier est fière de vous présenter un nouveau projet d’aide dont nous devons l’initiative à madame Louise Iljevec et qui vise à soutenir financièrement une étudiante en Haïti.

Je vous écris au nom de Tamara, une jeune femme de 29 ans qui habite à Port-au-Prince en Haïti.

Tamara rêvait de devenir infirmière afin de pouvoir aider les gens et assurer son indépendance financière. En 2018, elle s’inscrit à la faculté des sciences infirmières à Port-au-Prince, où elle complète sa première année de formation avec succès. Malheureusement, l’année suivante, après une semaine de classe, elle apprend que son cousin, qui devait contribuer au financement de ses études, n’est plus en mesure de le faire. Elle doit donc quitter la faculté et abandonner sa formation, qui devait durer quatre ans. Elle est découragée !

Sans l’aide indispensable de son cousin, Tamara n’a plus les moyens de poursuivre ses études dans son pays, les sources de financement publics et privés y étant pratiquement inexistantes. Haïti est caractérisé par la pauvreté de masse. En 2000, le pays était classé au 150 e rang sur 174 selon l’indice de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement. Plus de 80 % de sa population vit sous le seuil de pauvreté. Le taux de scolarisation se situe à environ 60 %, alors que le niveau d’achèvement d’un enseignement post-secondaire est marginal.

À l’été 2020, quand l’abbé Jean Roland Joseph, curé in solidum des paroisses St-Alexandre et St-Matthieu à Gatineau (Canada), m’a parlé de la situation de cette jeune femme, je ne cessais de penser à son triste sort, et à combien je voulais lui venir en aide.

J’ai alors sollicité des gens pour l’aider à financer des études moins dispendieuses. Tamara a choisi une formation en secrétariat qui s’échelonne sur deux ans. Lorsqu’elle a débuté son premier cours à l’automne 2020, elle a pleuré de joie. Durant la première semaine, elle a vu des étudiantes abandonner, faute d’argent. Elle est donc très reconnaissante pour l’aide reçue, et elle sait que Dieu est à l’œuvre.

Tamara achève sa première année avec succès. Les frais pour 2020-2021 étaient de 2 350 dollars canadiens pour les cours, livres, habits, souliers et sac d’école. Les frais pour 2021-2022 augmenteront certainement – et plus si la monnaie haïtienne (gourde) chute. Nous serons en mesure de connaître le nouveau montant à l’automne 2021.

Nous avons en réserve 950 $ recueillis auprès des personnes qui se sont engagées pour 2021-2022. Il nous manque un minimum de 1 400 $ pour l’année 2021-2022.

Nous vous serions très reconnaissants pour tout don reçu, peu importe le montant, afin d’aider Tamara à compléter sa deuxième et dernière année d’études, laquelle lui permettra de se trouver du travail.

L’abbé Jean Roland connaît très bien cette jeune femme, qu’il décrit comme sérieuse, studieuse et très motivée. Il se porte garant de Tamara et s’engage à nous informer des nouveaux développements. Les frais d’inscription de Tamara seront payés directement à l’école par l’entremise de l’abbé Jean Roland. N’hésitez pas à le contacter à l’adresse tisoustaptap@yahoo.fr pour toute information additionnelle.

Donner, c’est aimer… Ensemble, aimons Tamara !

Merci du fond du cœur.

Lettre d’introduction du projet par Louise Iljevec

Avancement du poulailler à Croix-des-Bouquets, en Haïti

Contexte

Au début du mois de mars, monsieur Grégoire Ruel nous a fait part de son implication dans le projet de construction d’un poulailler, dans la commune de Croix-des-Bouquets, en Haïti, pour soutenir la communauté des Ermites regroupés dans la Société des Ermites des Sources et de la Réconciliation.

La communauté des Ermites compte 30 religieux et 12 religieuses. Les moines et les moniales dirigent deux écoles : l’Institution du Val des Écoliers et l’École Fondamentale Immaculée Conception comptant environ 300 écoliers issus de familles défavorisées.

La communauté vise à devenir un monastère ferme-école dont les élevages et le jardin assurent l’autonomie alimentaire de la communauté elle-même et de la cantine scolaire.

Les travaux en cours

Le 2 mars 2021, la somme de 2 219 dollars américains a été transférée au Père Joseph Hilaire, responsable et modérateur principal de la communauté. Les travaux de la phase 1 du projet, soit la construction du poulailler, ont pu commencer. Une fois le terrain débroussaillé, le chantier a été ouvert au courant du mois de mars.

Malgré l’insécurité actuelle dans le pays, les travaux avancent bien. Les photographies ci-dessous, prises les 15, 18 et 25 avril 2021, en témoignent.

Soutenez le projet

Si des dons ont déjà été reçus pour démarrer les travaux, le projet a besoin de votre soutien pour avancer et être finalisé. Veuillez choisir l’option « Poulailler de la SESR en Haïti ». Merci de votre générosité.

Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à communiquer avec Grégoire Ruel par courriel à l’adresse : gregoire_ruel@sympatico.ca.


Dom Derrien

Références:

Les motos sont livrées au diocèse de Mbujimayi, en République démocratique du Congo

Vous vous rappelez sûrement du projet d’achat de motos pour trois jeunes abbés du diocèse de Mbujimayi, au Kasaï-Central, en République démocratique du Congo. Madame Micheline Guernon et l’abbé Donat Mulumba ont le plaisir de vous transmettre quelques photographies prises lors de la réception des motos à Mbujimayi.

Un beau projet rondement mené. Bravo encore à Micheline et ses amis pour leur implication dans le processus d’achat des motos. Les jeunes abbés auront dorénavant plus de facilité pour aller officier dans leurs paroisses respectives, qui sont éloignées jusqu’à 80 kilomètres de Mbujimayi.


Dom Derrien

Référence :

Une pisciculture au Cameroun pour financer une maison d’accueil pour personnes malvoyantes

Nous sommes heureux de partager une nouvelle initiative développée au Cameroun par l’abbé Olivier Engoute. L’abbé Engoute pilote le projet depuis Ottawa avec des réunions téléphoniques régulières. Il se rend aussi sur place quand les conditions le permettent.

Depuis 2010, l’abbé Engoute parraine une mère d’un quartier défavorisé de Yaoundé. Ayant eu un enfant malvoyant qui est mort jeune, cette femme a ouvert sa maison dans le but d’en faire un lieu d’accueil pour les personnes malvoyantes. Elle a aujourd’hui plus de 90 ans. Certains jeunes qui ont grandi sous sa gouverne se sont émancipés, mais reviennent souvent pour l’aider.

Désirant aller plus loin qu’un soutien financier, l’abbé Engoute a proposé de reproduire un modèle de pisciculture observé lors de ses voyages. Le quartier de Yaoundé dans lequel se situe la maison d’accueil étant un peu risqué pour la pisciculture, un terrain a été aménagé à une trentaine de kilomètres à l’est de la capitale.

Pour préparer et exploiter la pisciculture, l’abbé Engoute s’est appuyé sur un groupe de jeunes gens de milieux défavorisés, travaillant sous la supervision d’un technicien. L’entente a été conclue pour partager les gains de la manière suivante :

  • 20 % de la recette des ventes est partagée entre les jeunes gérant la pisciculture ;
  • 50 % de la recette est reversée à la maison d’accueil ;
  • 30 % de la recette sert à acheter de la nourriture et de nouveaux poissons.

Le projet a été présenté à la Fondation Mgr Joseph-Chevalier à la fin de 2020 pour obtenir un financement partiel des activités de la pisciculture.

  • Confection de 3 bacs d’élevage, pour une superficie totale de 400 m2 ;
  • Population de 70 mâles et 200 femelles par bac ;
  • Première pêche au bout d’un mois, suivie d’une pêche toutes les deux semaines ;
  • Alimentation :
    • Mélange de son de riz (50 %) et de tourteau d’arachide ou de graines de coton ;
    • Ration de 15 g par jour par reproducteur (4 kg/j pour les 270 poissons du départ) ;
    • Durée d’élevage estimée entre 3 et 4 mois.
DésignationCoût UnitaireQuantitéCoût Total
Matériel pour chaque bac730 $32 190 $
Achats des alevins (70 m. + 200 f.)750 $1750 $
Nourriture :
sacs de riz concassé, arachides, etc.
900 $1900 $
Main d’œuvre300 $3900 $
Divers350 $1350 $
Total5 090 $
Table 1 : Détail de frais planifiés pour la construction de la pisciculture

Champ d’actionSoutien logistique
Montant planifié10 850 dollars canadiens
ÉchéancierFin 2020
BénéficiaireMaison d’accueil pour personnes malvoyantes de Yaoundé,
pour la construction et l’exploitation d’une pisciculture
Partenaire canadienAbbé Olivier Engoute
Partenaire localAbbé Olivier Engoute
Table 2 : Récapitulatif du financement de la pisciculture

__
Dom Derrien

Référence :

  • Étapes de progression du projet de pisciculture, d’août 2020 à février 2021 (bientôt disponible)